L'aube et Liwxe

27 septembre 2012

Enfant dont la mère meure

La petite fille se réveille gaiement
Elle va pouvoir passer une journée d’amusement
Aujourd’hui c’est férié et avec sa maman,
Elle va aller au parc. Elle la rejoint vivement.
Elle la trouve endormie, enfin c’est ce qu’elle croit
Sa mère lui paraît pâle elle se demande pourquoi
Elle lui prend la main, on dirait qu’elle a froid
Elle se couche à côté car elle ne sait pas
Que l’âme de la défunte n’est plus là, mais ailleurs
Peut-être dans un monde que l’on dit meilleur
Elle aura pour le moins une place dans le cœur
De sa fille innocente qui de la mort a peur.

 

 

(septembe 2004)

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"Sans titre"

J'appréhende l’instant où tu t’approcheras.
Tu me verras ainsi n’attendant plus que toi.
La famille viendra et pleurera sur moi
Mon corps enfui sous terre, seul, s’abîmera.
Mon âme s’envolera, haut parmi les cieux,
Elle approchera ce que nous appelons " Dieux",
Elle fera des rencontres, et essaiera en vain
De revenir vers moi, mais elle ne pourra pas,
Elle ne peux pas comprendre que c'est déjà la fin
D'une vie si heureuse qu'on aimait elle et moi.

 

 

(mars 2004)

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04 octobre 2009

Les deux pieds dans le vide

Les deux pieds dans le vide,

J’ai les yeux qui se voilent,

Ma vie en film rapide,

Glacée jusqu’à la moelle.

 

La Mort m’a pris pour cible,

Travailleuse de l’ombre,

La Faucheuse invincible,

Elle m’a rendue sombre.

 

La mort m’a pris pour cible,

Je ne vois que pénombre,

Ma vie fut si pénible,

C’est Elle qui m’obombre.

 

Les deux pieds dans le vide,

La mort m’a pris pour cible,

Une poutre. Impavide.

Corde, et cou compressible.

23/09/09

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01 février 2009

Il est des temps bénis où les jours sont de miel

Il est des gens bénis tout droit venus du ciel

Il est des temps maudits où les journées se trainent

Il est des gens maudits que rien jamais n’étreigne

Il est entre les deux une espèce inconnue

Les jours sont mitigés, et les voilà perdus

Parfois le bonheur vient illuminer la vie

Souvent le malheur vient gâcher toute la nuit

Ils sont deux ils sont bien, ils sont seuls et voilà

Dans les affres replongent une nouvelle fois

Entendent-ils le rire, sont-ils un peu émus?

Ils partagent la joie, qui finit et se mue

En peine de savoir que le bonheur existe

Qu’ils le voient et pourtant que contre eux il résiste

Ils progressent, et vont mieux, quand le malheur les touche

Une nouvelle peine encore une fois fait mouche.

Ils sont beaucoup ainsi et personne ne les voit

Ils voudraient bien pourtant mais ne décident pas.

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27 janvier 2008

Je suis

tombe

Je suis pâle, et alors ? Si j'en ai envie, si ce n'est pas illégal, je serai pâle. Les gens ont le droit de se colorer, pourquoi ne me décolèrerais-je pas ? Je ne veux pas faire l'originale, mon intention n'est pas d'être remarquable, remarquée. Je suis pâle et c'est tout.
Je suis immobile, comme une poupée. De porcelaine. Comme je suis pâle. Non, je ne veux pas être une poupée, mais j'aime l'absence de mouvements. Ça m'est permis.
Je n'aime pas le soleil : je suis pâle. Comme la neige. Immobile, comme le soleil ? Sa lumière ne me gène pas, c'est sa chaleur. J'aime ma pâleur froide, neigeuse.
Je suis froide comme la neige, blanche comme mon teint, fuyant le soleil, immobile comme moi.
Je suis pâle, je suis immobile, je suis froide, je suis sur le sol.
Je suis, un peu. Je ne suis plus beaucoup.
Je suis rouge et blanche et morte et sur le sol. Je suis morte et c'est mon droit. Non ? Alors tant pis.

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31 décembre 2007

Folie

pluie

Il y a quelqu’un. Il porte une aube qu’on imagine légère.
Sur cette aube, la blancheur est tâchée. On pense, elle est ancienne, elle est sale. On n’y pense plus.
Les cheveux de l’être sont longs. On les voit bruns, bouclés. Normaux. On les efface.
Il est immobile. On croit que ses mains, fines et petites, ne bougent pas. Bras tendus, jambes et pieds serrés ; son corps forme une croix.
On cherche son visage. Son expression est neutre. Toute cette personne est neutre. Elle n’inspire rien.
On est intrigué, on ne comprend pas.
On baisse les yeux. Oh ! On voit quelques traces, quelque chose, quelqu’un.
Il y aurait deux êtres ?
On est surpris. On ne pensait pas à ça.
L’autre est encore plus immobile. On ne le sent pas comme soi. On regarde. On cherche. On comprend.
Il est mort. On s’arrête.
On s’y fait.
On repart.
A côté du corps, à côté de l’être, entre le vivant et le mort, on voit la lame. L’âme ? La larme alarme, mais on ne veut pas. On ne veut rien. On ne voit pas bien. On s’enfuit.
On oublie et c’est tout.


Je… vois. Je vis… Non.
Je vois sa silhouette. C’est sa faute… C’est sa faute si je meurs.
Pourquoi ? Qui est-ce ?
C’est trop tard.


Ma conscience me crie « tu as tort ! ». Je m’en fous.
J’ai envie, je le veux. Lui, elle, ou même moi. Qu’importe ?
La lame est si jolie, me donne confiance en moi. Ma conscience me dit « tu as tort. ». Et c’est tout. Je m’en fous. C’est comme ça.
J’attends, j’entends. Je me tends. Ca approche. Tout est prêt. Ca commence, je bondis.
Silence quand je patiente. Silence quand j’agis. Silence quand je finis.
Ma conscience m’oublie.
Je regarde deux yeux qui se tendent vers moi. Moisissure dans les miens, la victime meure sous eux.
Ca y est.


juin 2006

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Je vampirise

Je vampirire vos existances
Sans donner grandchose en retour.
Mes mots sortent comme d'un sourd
Parfois font mal sans que j'y pense.

Sans donner grandchsoe en retour
Je demande une confiance immense.
Parfois font mal sans que j'y pense
Dans mon corps mes pensées pèsent lourd.

Je demande une confiance immense
Plaçant la mienne pour mon secours.
Dans mon corps mes pensées pèsent lourd
Elles me blessent comme des lances.

plaçant la mienne pour mon secours
Mes amitiés sont espérances,
Elles me blessent comme des lances
Et puis me soignent tour à tour.

Mes amitiés sont espérances,
L'amitié est sorte d'amour.
Et puis me soignent tour à tour
Mes réflexions qui me relancent.

L'amitié est sorte d'amour.
Je vampisie vos existances
Mes réflexions qui me relancent
Mes mots sortent comme d'un sourd.

ind_fini

2006

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02 mai 2007

Tu es

f_edanslamain

Tu es l’espoir affermissant ;

Oh, l’attente qui m’attendrit !

Je suis latente et affaiblie,

Tu es l’espoir affermissant.

 

Tu embrases et je me consume ;

Je t’embrasse et tu m’aspires !

J’aspire à toi quand tu m’inspires,

Tu embrases et je me consume.

 

Tu vois ma joie, te mets à rire,

Si je m’approche un peu de toi ;

Mais comment cacher mon émoi ?

 

Tu es ici, tu me regardes,

Je m’égare dans tes pensées ;

Panseras-tu mon cœur jamais ?

 

Je rêve un peu, perd la raison...

Tu m’enfermes en une prison.

 

Tu es l’espoir affermissant...

Tu embrases et moi je t’attends

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17 novembre 2006

Sans titre

arsenic

J’ai tué un enfant rêveur,

Rempli de larmes son petit cœur.

Il croyait, pauvre petit innocent,

En une bonté innée chez les gens.

Je l’ai poignardé de mes cruelles paroles

Brutalement, riant, j’ai tant aimé ce rôle !

Ma petite victime accroupie, pleure

Avant que son innocence ne meure.

Blessée de vérités, elle perd

La voix, et sur le sol, amère

Elle crache sur le monde

Pendant chaque seconde

Elle se relève, encore muette

D’effroi, tourne vers moi sa tête

Observe avec intensité cet homme

Violent, tortureux avec sa voix, comme

S’il se rendait compte qu’une parole, misère

Assassine aussi bien qu’une blessure de guerre.

Mais la violence des mots, jamais

Ne me suffit. Et puisqu’il est debout

Je le rabaisse, me présentant son cou

Et j’enfonce pour l’achever

La lame dans sa nuque adorée.

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22 octobre 2006

Jusqu'à ce que la mer monte

Je hais autant ta vie que ton absence de joie
J'aime que tu me donnes un sourire de douleur
J'ai souffert avant toi et j'ai souffert pour toi
Tout mon corps humilié m'offre cette rancœur
Je n'avais pas songé qu'avant même d'aimer
Mon sexe pourrait subir les cruels assauts
D'un sombre vagabond. Penses-tu mon bébé
Que d'avoir un enfant d'un inconnu, salaud
Pouvait me réjouir ? Mais tu n'y es pour rien
Et c'est injustement que tu subis ma honte.
Et c'est avec amour que je défais tes liens
Mais toujours méfie-toi lorsque la mère monte.

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